Château-Ville-Vieille |
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Fort-Queyras en quelques lignes |
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Il est vraisemblable que le verrou glaciaire de Fort-Queyras a été occupé depuis la plus haute antiquité par un oppidum qui contrôlait la vallée du Guil et permettait de surveiller les incursions susceptibles de venir de l'amont. Mais son existence n'est attestée qu'à partir du Moyen-Âge. Il s'agit alors d'un château seigneurial qui, dans les documents du XIIIe siècle, est nommé castrum quadratii, d'où l'hypothèse selon laquelle le Queyras était la région contrôlée par ce castrum quadratum, ce château carré. Au XVIe siècle, Fort-Queyras est le théâtre de combats entre catholiques et protestants et en 1587 il est pris par Lesdiguières, chef des Huguenots du Dauphiné. En 1613, celui-ci devenu Maréchal de France et Lieutenant Général du Dauphiné, ordonne une enquête sur l'état du fort. qui, d’après le Sr de l’Argentière, “par l’injure des temps et violence des ventz“, est inhabitable. “Les murailhes sont extrêmement affoiblies, et y pourroit arriver du préjudice au service du Roy, s’il n’y est remédié“. En effet la liste de tout ce qui est "rompu, percé, pourri et ruyné, qu’il seroit nécessaire réparer " est fort longue. |
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| Une échauguette | |||||
Au siècle suivant, suite à l'invasion du Dauphiné par les troupes du Duc de Savoie en 1692, Fort-Queyras résiste à 800 assiégeants avec sa garnison de 50 hommes. Au cours d'une sortie, les assiégés tuent 60 ennemis et font de nombreux blessés dont 6 officiers. L'arrivée de Catinat dans le Queyras, descendant de Péas suffit à mettre en fuite les survivants. Il est vrai qu'il est accompagné de plusieurs milliers d'hommes. Il ordonne immédiatement des travaux d'amélioration du fort, mais c'est Vauban qui en 1700 prend véritablement les choses en main. Soucieux de construire sa "ceinture de fer" de fortifications qui protégeront effectivement le royaume pendant un siècle, il inspecte Embrun et Fort-Queyras. De celui-ci il déclare qu'il "ne doit estre estimé qu’à l’épreuve du mousquet". Il prescrit divers travaux, notamment la construction de l'enceinte fortifiée équipée d'échauguettes et de mâchicoulis et celle de la demi-lune qui protège la porte du fort. Depuis le fort n'a jamais été sérieusement assiégé. Désarmé de 1940 à 1944, Fort-Queyras est resté propriété de l’armée jusqu’à la fin des années 1960. |
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| Des machicoulis | |||||
Les mâchicoulis sont des ouvertures carrées ou de larges rainures pratiquées dans le sol du chemin de ronde d'une tour ou d'une enceinte, et permettant d'en défendre le pied en laissant tomber des pierres, des pièces de bois ou des matières brûlantes. |
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| Qui était Lesdiguières ?
Né en 1543 à Saint Bonnet en Champsaur, François de Bonne rencontre le futur Henri IV pour la première fois au Collège de Navarre à Paris. |
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En 1576 il est chef des protestants du Champsaur et en 1584, lorsqu'Henri III désigne Henri de Navarre pour lui succéder, son aurorité sur les huguenots du Dauphiné est reconnue. |
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| Il meurt en 1626 à l'âge de 83 ans. Chef militaire hors pair, grand serviteur de la couronne et négociateur habile, Henri IV disait de lui qu'il était rusé comme un renard. | |||||
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Et Catinat ? Né en 1637 d'un père magistrat, il quitte dans sa jeunesse le barreau pour les armes : il rejoint les Gardes-Françaises en 1660 et gravit tous les échelons du commandement. |
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| En mai 1679, il est capitaine et commande le détachement qui enlève près de Turin le comte Matthioli, secrétaire d'Etat du duc de Mantoue, convaincu d'avoir joué un double jeu et ridiculisé Louis XIV. Maréchal de camp en 1680, il est nommé lieutenant général en 1688. En 1690, pendant la guerre de la ligue d'Augsbourg, il remporte la victoire de Staffarde contre l'Espagne et la Savoie et en 1693 la bataille de La Marsaille contre le duc de Savoie. Cette série de revers força la Savoie à s'allier à la France en 1696. Maréchal de France le 27 mars 1693, il est en charge des opérations en Italie au début de la guerre de Succession d'Espagne. Il y subit des revers et est remplacé par Villeroy. |
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| Il se retire alors dans son château de Saint-Gratien, près de Montmorency où il meurt en 1712. | |||||
| Association des loueurs de meublés Château-Ville-Vieille en Queyras |
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