La procession au lac Sainte-Anne est une tradition qui remonte au XVIIe siècle.
A l'époque, dit la légende, des jeunes bergers s'étaient confectionnés un radeau de fortune et s'étaient laisser pousser doucement par le vent vers le centre du lac qu'il comptaient traverser. Hélas quand ils furent arrivés au milieu, plus un souffle d'air. Impossible de revenir. Le soir tombant, leurs parents finirent par s'inquiéter et après de longues recherches, les trouvèrent coincés sur leur frêle esquif. Instructions, exhortations, conseils divers... rien n'y faisant, ils n'eurent plus que la ressource de se jeter à genoux et d'implorer Sainte-Anne qui protège si bien les navigateurs. Ils lui promirent, s'ils retrouvaient leurs enfants, de lui construire une chapelle. Sainte-Anne les entendit de sorte qu'une brise légère se leva et ramena les enfants jusqu'à la rive.
L'arrivée des bannières
Depuis lors, dit-on, un pèlerinage de remerciement est organisé chaque année le 26 Juillet. Deux processions partent simultanément de Ceillac et de Maurin dans la vallée de l'Ubaye, par delà le col Girardin. Elles font leur jonction au niveau du lac. Après quoi une messe est dite.
La tradition rapporte également que Sainte-Anne manifeste sa satisfaction au retour de la procession en faisant pleuvoir, à une époque de l'année où l'on a tant besoin d'eau.
En fait on se rendait au Lac Doux (ou Ladoux, ou La Dous) en procession dans les périodes de grande sécheresse quand on désirait la pluie. A cette occasion on organisait aussi des jeux tels que des courses pour jeunes gens et jeunes filles dans une pente très raide.
La messe en plein air
La chapelle Sainte-Anne existait déjà en 1743 car cette année là les archives font état de travaux d'entretien, et la première procession pour demander la pluie dont on garde le souvenir remonte à 1699. Aussi la construction de la chapelle remonte-t-elle au XVIIe siècle voire même plus tôt.
Les derniers travaux de réparation (plancher, maçonnerie, crépissage...) ont été faits en 1909. Malheureusement durant l'hiver 1918-1919 une avalanche ruina l'édifice lequel fut reconstruit dès 1920.