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Ristolas |
Molines |
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Château-Ville-Vieille |
Arvieux |
Aiguilles |
Abriès |
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1685 révocation de l'Edit de Nantes.
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Ils arrivent en Suisse qui ne peut pas garder tous ces réfugiés (1). Alors ils reprennent la route et six ans après leur départ - comme le temps passe - ils arrivent en Allemagne, dans le Bade-Würtemberg où le seigneur du lieu leur propose de s'installer comme ils peuvent dans les villages largement en ruine qu'ont dépeuplés la guerre de Trente Ans, les pillages, la famine et les maladies. Il leur donne des terres, pas très riches certes, mais enfin, des terres... (1) En Suisse, ces émigrés étant si nombreux, les autorités leur ont conseillé de rentrer chez eux. Alors que des milliers ont fait route vers l'Allemagne, 13 000 sont revenus et se sont fait massacrer à leur arrivée au delà des monts. |
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Lux lucet in tenebris Das Licht leuchtet in der Finsternis La lumière luit dans les ténèbres
Devise des Vaudois |
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Sur la dalle : Colonie Lucerne de la Communauté du Queyras et Lucerne établie à Wurmberg 1699 - 1824 Sur les galets : Château-Queyras, Ville-Vieille, Arvieux Abriès, Molines, Aiguilles (et non vus : Ristolas, Saint-Véran, Guillestre) |
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Aujourd'hui leurs descendants se souviennent. A Serres, petit hameau de Würmberg, la place qu'ils ont refaite a été baptisée "du Patois", même s'ils ne parlent plus ce dialecte occitan. Pourtant leurs parents ont résisté pendant plus d'un siècle, depuis 1840, quand ce décret néfaste leur a imposé l'usage de l'allemand à l'école, dans leurs démarches administratives et même au culte. Et les femmes ont conservé pieusement dans leurs armoires les robes de leurs aïeules venues des vallées vaudoises avec les coiffes et les châles blancs. |
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Ludwig Blanc |
A Wurmberg même, près du temple, ils ont confectionné un monument avec des galets du Guil sur lesquels ils ont gravé les noms des villages du Queyras d'où venaient leurs ancêtres. |
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Alors quand des Queyrassins leur rendent visite ils se mettent en quatre pour les recevoir. Ne portent-ils pas le même nom ou des noms qu'ils connaissent pour les avoir vus gravés sur les dalles du cimetière? Et puis ils ont déjà rencontré nombre de ces visiteurs à l'occasion de "Retour en Queyras" et d'autres fois aussi. La barrière de la langue ? Certes ce n'est pas facile, mais quand c'est le coeur qui parle, il trouve les gestes qui conviennent. Alors on se serre par les épaules pour la photo, on se sourit en silence, on s'étreint longuement les mains. On se reverra n'est-ce pas ? Oui, c'est promis, dans le Queyras ou ici. Et on essuie furtivement cette larme qu'on n'attendait pas.
Auf Wiedersehen ! Au revoir ! Deux mots qui retrouvent de part et d'autre leur sens profond. |
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| Association des loueurs de meublés du Queyras |
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