Blason Ceillac en QueyrasCeillac   Blason Ristolas en QueyrasRistolas   Blason Saint-Véran en QueyrasSaint-Véran     Webcam d'Arvieux, vue sur les pistes de ski
   

Montagne

du Queyras

   
  Blason Arvieux en QueyrasArvieux Blason Molines en QueyrasMolines  
       
      Blason Aiguilles en QueyrasAiguilles   Blason Abriès en QueyrasAbriès   Blason Château Ville Vieille en QueyrasChâteau
Ville-Vieille
     
Montagne du Queyras : vallée de l'Aygue Blanche

  Le Queyras, est le massif montagneux des Alpes du Sud situé à l'extrémité Est du département des Hautes-Alpes aux confins de l'Italie.
  Il est onstitué du bassin du Guil, un affluent rive gauche de la Durance, avec ses quatre vallées :
    - du Guil avec de l'amont vers l'aval les villages de Ristolas, Abriès, Aiguilles et Château-Ville-Vieille,
    - de l'Izoard, qui descend du col du même nom, avec le village d'Arvieux,
    - des Aygues, Aygue Blanche et Aygue Agnelle, avec Saint-Véran, la commune la plus haute d'Europe, et le village de Molines,
    - du Cristillan avec le village de Ceillac.
  Il ne compte pas moins de 28 sommets dépassant 3 000 m. La montagne la plus élévée est le pic de la Font-Sancte (3 385 m). Viennent ensuite le pic de Rochebrune (3 325 m) et le Bric-Froid (3 302 m).
  Il s'adosse au mont Viso (3 841 m) qui est la plus haute montagne des Alpes du Sud. Le Guil y prend sa source, comme son grand-frère le Pô ;, son sommet est en Italie. Après avoir recheilli les eaux du massif, le Guil s'échappe du Queyras à l'ouest, en franchissant la barre calcaire qui le verrouille, par des gorges impressionnantes qu'emprunte la route en provenance de Guillestre.

  Montagne du Queyras : Pic de Rochebrune   Montagne du Queyras, le Mont Viso  
    Cette route est la seule qui soit ouverte l'hiver. Les deux autres accès, en provenance de Briançon par le col de l'Izoard (2361 m) et de l'Italie par le col Agnel (2 742 m) sont fermés l'hiver, de Novembre à Mai selon l'enneigement.
  L'histoire du Queyras est celle d'une longue lutte contre la montagne, contre ses avalanches brisant forêts et maisons, contre ses sécheresses de l'été, contre ses torrents qui par leurs crues dévastatrices n'ont cessé d'emporter chemins, ponts et passerelles. Les relations entre le Queyras et Guillestre se sont faites longtemps par des sentiers au dessus des gorges dont on voit encore des vestiges vertigineux accrochés dans la falaise. De ce fait le Queyras commerçait plus facilement avec l'extérieur en empruntant des cols tels que le col des Ayes (2 477 m) vers Briançon, le col Lacroix (2 299 m) vers le Val Pellice en Italie ou encore le col Girardin (2 706 m) vers l'Ubaye et Barcelonnette.
   Ces difficultés d'accès ont eu pour effet de garder au Queyras son caractère rural et de le préserver des effets de l'industrialisation. Aujourd'hui il forme un territoire unique dans les Alpes du Sud pour la beauté de ses paysages de haute montagne, pour sa géologie, la richesse de sa flore, notamment ses orchidées, l'abondance de sa faune que le Parc Naturel Régional a pour mission de protéger sans pour autant être un obstacle à l'activité des hommes. De ce fait il a conservé ses traditions plus longtemps que d'autres régions, et de tous ces villages, c'est peut être Arvieux, restée à l'écart des voies de communication jusqu'en 1897, date de l'ouverture de la route actuelle par le col de l'Izoard, qui a le mieux conservé les siennes.   Montagne du Queyras, col Agnel  
   Pour autant, ces communications difficiles n'ont pas signifié pour le Queyras l'isolement qu'on aurait pu redouter. C'est ainsi que les voyageurs de passage étaient stupéfaits de rencontrer, parmi ces agriculteurs et ces bergers, des gens qui savaient lire, écrire, compter et parfois même parlaient le latin et lisaient les auteurs comme Montaigne ou Rousseau. Victor Hugo lui même dans un passage des Misérables invite ses lecteurs à faire comme les Queyrassins quand il s'exclame "Mais quelle honte d'être ignorants". Montagne du Queyras, le maître d'école itinérant
   Il est aussi plein d'admiration pour ces gens qui s'administrent eux mêmes, "comme une petite république" dit-il. Et de fait, depuis 1343, date à laquelle le dauphin Humbert II rentrant des croisades fort désargenté et constatant qu'il n'avait pas d'héritier à qui léguer ses domaines, décida de céder à ses sujets, contre le versement d'une rente, tous ses droits en signant la charte des Escartons, depuis 1343 donc, le Queyras n'a plus été soumis à l'autorité d'un seigneur féodal et s'est organisé avec ses consuls et ses procureurs dont on peut voir encore les "tours" à Arvieux.
     
  Terre d'émotion, terre de traditions, terre dont la nature a gardé sa richesse, le Queyras est aussi une terre d'accueil pour vos vacances à la montagne. Avec le développement du tourisme il a ouvert ses maisons, transformé ses étables voûtées, aménagé ses fenières pour accueillir les vacanciers. Ses habitants ont eu à coeur de construire des remontées mécaniques, finançant les premières de leurs propres deniers, de façon à permettre à leurs hôtes de faire du ski dans leurs stations villages restées encore aujourd'hui de taille humaine, où les attentes au remonte pente sont limitées et le plaisir constant.
     
  Extrait de l'hymne à la montagne du Queyras  
     
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